De la dent dure

De la dent dure Petit Epagneul de Münster

Petit Epagneul de Münster

Recherche du lundi .

Actualité publiée le 13/10/2020
          Dimanche soir j'ai eu un coup de fil de l'ami Pierre , conducteur qui me disait que lundi matin il " faudrait " aller voir à Estaing ( une heure et demi de chez moi ) pour un sanglier blessé de gueule , parti en laissant un peu de sang . Didier en ce moment a des soucis de santé , Roland vient de se faire poser une plaque de métal sur je ne sais quelles vertèbres et est HS pour quelques jours , Pierre a un métier , enfin bref je suis en première ligne . 

          Lundi matin j'arrive sur les lieux et prends contact avec mon accompagnateur qui a la veille balisé avec précision l'endroit où il a vu du sang la veille , puis celui où le sanglier , bête rousse , est entré dans un inextricable morceau de quelques milliers de mètres carrés de ronces , genets , fougères hautes . Il a bien fait de baliser la veille , parce qu'impossible aujourd'hui de retrouver quelque goutte de sang que ce soit . Preuve qu'il n'y en avait la veille quand même pas des litres , comme c'est souvent le cas avec les balles de gueule : Il y a du sang partout , il ne doit pas être bien loin ! Voilà ce que disent souvent les spécialistes locaux , alors qu'en général l'animal a filé le plus souvent très loin , sans s 'arrêter jamais , peut être carrément rendu fou par la sensation de cette gueule cassée ...  En fait le tireur , un piqueur fiable a vu son sanglier secouer la tête en partant , et comme plus loin à l'entrée dans le carré d'épais il y avait du sang , ils ont appelé . Ils ont très bien fait , il fallait qu'un conducteur vienne voir ce qu'il en était . Mais là , pas de flots de sang , plus rien de visible alors que cette nuit il a seulement bruiné . Pas moyen de suivre dans cet enchevêtrement le travail de la chienne Polka , que j'ai suivi tant que possible , jusqu'à ce qu'elle finisse par arrêter d 'avancer tout en bas . En levant le nez , donc j'ai au bout de deux minutes demandé au suiveur de lacher Lascar qu'il faisait suivre au cas où . Notre spécialiste a inspecté le coin , sur peut être 2000 mètres carrés de vrais épais ronciers , sans jamais s 'arrêter sur le sanglier , mort ou vif . Notre blessé ne s 'est pas vraiment arrêté dans cet épais comme nous l'espérions tous .

         Quand les chasseurs se donnent la peine d 'appeler un conducteur , que ce soit une balle de gueule ou d'apophyse , donc à priori sans grand espoir de succès , on ne peut quand même pas leur dire qu'on ne vient pas parce qu'on a mieux ailleurs . D'abord parce qu'on a pas souvent mieux ailleurs , ensuite parce que parfois , le blessé de gueule ou d'apophyse s'est arrêté dans les 2 ou 300 mètres , pour des raisons qui nous échappent , et qu'il arrive que ça se termine bien quand même . Très , très rarement mais ça arrive ... Sur une actualité du 21 septembre , le sanglier avait une vilaine balle de gueule , assortie d'une vilaine balle d'apophyse , et était arrêté pas loin du tout ... Là , je pense que la balle de gueule était , en plus , " superficielle " . Et  que notre animal a filé loin , qu'en tous cas il n'était pas resté dans l'épais comme nous l'espérions tous .

         Dans le même temps l'ami Pierre qui n'a pas voulu après m'avoir envoyé dans le nord du département me faire visiter le côté ouest s'est chargé du deuxième appel . Hier un beau sanglier blessé remis dans un maïs , que les chasseurs en se déplaçant à 5 mètres les uns des autres ont relevé , fait sortir , manqué tous ensemble . Aujourd'hui Pierre  son Gus et le suiveur ont fait des kilomètres , passé deux montagnes derrière sans aucun indice visible , et décidé tous ensemble que ce n'était pas la peine de continuer jusqu'à la nuit . 

          Ceux qui sont intéressés par la recherche doivent se dire que ce n'est pas tout le temps comme ça , mais que c'est souvent comme ça . Mais aussi qu'il suffit d 'un moment de grace de temps  en temps pour que nous nous régalions , sans oublier tous les autres . Pas la peine de faire des pronostics , il faut y aller , on a des surprises dans les deux sens . Mais il est vrai que des journées comme celle de dimanche , où avec dix sangliers par terre à la fin il y a trois blessés , où les deux intéressants vraiment pour ma jeune Polka ( le gros mort au bout de moins de 200 mètres , et l'autre gros qu'ils ont rattrapé et tué avec les chiens ) ne m'ont pas été " offerts " , mais où il aurait fallu que j'aille voir ce qu'il en était de gouttes de sang laissées sur les lieux de l'un des tirs d'un des postiers qui en a tués 4 , ça énerve vraiment . Bien plus que ces recherches du lundi ...

         
retour